Pluton.—Ou plutôt prairie où, suivant Platon, au sortir du corps, toutes 아밤 les âmes vont séjourner plus ou moins longtemps d’après ce qu’ont pu rendre nécessaire, pour se purifier, leurs faits et gestes en ce monde. Deux chemins en partent: l’un conduit au Tartare (partie de l’Enfer des F.499 anciens où les méchants subissaient la peine due à leurs crimes), l’autre aux îles fortunées; c’est en somme la conception, sous une forme plus anodine, du Purgatoire de la religion chrétienne. Plutarque appelle de ce même nom et donne cette même affectation à l’espace entre la terre et la lune, où, suivant lui, les âmes viennent après la mort et d’où, après une pénitence suffisante, celles des bons se rendent dans les régions visibles de la lune, et celles des méchants dans les régions invisibles.

260,
17, Ce qu’elle peut.—Var. des éd. ant.: nous sçauons la foiblesse et incapacité de nos forces.

29, S. Paul.—Lettre aux Corinthiens, I, 2, 9, d’après Isaie, LXIV, 4.

35, Hector.—Participa avec gloire au siège de Troie où il soutint de nombreux combats contre les plus redoutables guerriers grecs; tua plusieurs de leurs chefs, entre autres Patrocle, l’ami d’Achille, et périt lui-même sous les coups de ce dernier, sorti de son inaction pour venger son ami. Achille vainqueur attacha son cadavre à son char et le traîna trois fois autour des murs de la ville; il consentit cependant à rendre ce corps à Priam venu pour l’implorer; ces faits et la colère d’Achille qui les a précédés sont le sujet principal de l’Iliade.

262,
4, Ny que... nous.—Var. des éd. ant.: et qu’il souffre pour luy? et.

12, Premier.—Pline, Nat. Hist., X, 2.—Le phénix était un oiseau fabuleux qui, suivant les anciens, était unique en son espèce, vivait plusieurs siècles, se faisait périr sur un bûcher et renaissait de ses cendres.

40, Luy.—Selon l’expression du pape S. Calixte et de S. Augustin que le concile de Trente a adopté, «Dieu couronne ses dons, en couronnant nos mérites».

43, Faillir.—«Pourquoi nous as-tu fait fourvoyer, ô Eternel, hors de tes voyes, pourquoi as-tu estrangé nostre cœur de ta crainte?» Isaie, traduction de Calvin.

264,
14, Plutarque.—Dans le traité: Pourquoi la justice divine diffère quelquefois la punition des maléfices, 4.

20, Cognoissance.—De nos jours, on n’hésite cependant pas, en France, à faire de pareils gens ministres de la guerre et de la marine et eux-mêmes ne doutent pas un instant être à hauteur de leur tâche et les voilà jouant avec la plus entière conviction le rôle de la mouche du coche, avec cette différence toutefois que leur action, moins anodine, s’exerce surtout sur le personnel qu’ils bouleversent, sans la moindre conscience, au gré de leurs passions politiques. Pour le reste, la machine, il est vrai, continue à fonctionner en vertu de la vitesse acquise; les conséquences de leur direction nulle ou néfaste ne se font sentir qu’à la longue, alors qu’en a déjà disparu la cause; mais le mal est fait, l’aiguillon demeure dans la plaie! Puissent les événements, par de trop cruelles épreuves, ne pas ouvrir trop tardivement nos yeux sur le danger que présentent pour le pays ces atteintes flagrantes au bon sens.

29, Sempronius.—En 196.—Tite-Live, XLI, 16.

32, Minerue.—Tite-Live, XLV, 33. A Amphipolis, en 168, lors des fêtes données pour célébrer la défaite de Persée et la pacification de la Grèce; mais les armes seules des ennemis furent brûlées, les autres dépouilles furent envoyées à Rome et les masses de numéraire, lingots et objets d’orfèvrerie versés au Trésor étaient si considérables que les citoyens romains ne payèrent plus, dit-on, d’impôt jusqu’à l’an 44, c.-à-d. pendant plus d’un siècle.

35, Aussi.—«A l’embouchure de l’Indus, Alexandre s’avança au delà et en pleine mer sacrifia aux dieux et précipita dans les flots les taureaux immolés à Neptune et les coupes d’or qui ont servi aux libations, demandant aux dieux de protéger le voyage que Néarque va entreprendre dans le golfe F.500 Persique.» Arrien, VI, 19.—Aucun historien ne parle des sacrifices humains ou boucheries d’hommes, que lui prête Montaigne.

40, Vmbris.—Pallas, fils d’Évandre, roi du Latium, allié d’Énée, ayant été tué par Turnus, roi des Rutules, que la jalousie avait armé contre ce dernier, celui-ci, après lui avoir fait de magnifiques funérailles, comprenant les sacrifices dont il est ici question, vengea sa mort en tuant Turnus. Ce sujet est le thème des six derniers livres de l’Énéide.

266,
1, Getes.—Hérodote, IV, 94.

10, Amestris.—Plutarque, De la superstition, 13; Hérodote, VII, 114.—Amestris était la femme et non la mère de Xerxès; celle-ci était Atossa, fille de Cyrus.

14, Themixtitan.—Ou plutôt Tenuxtitlan, pris souvent pour une divinité, est l’ancien nom de Mexico; ce nom de Mexico (source d’eau) n’était alors lui-même que celui d’une partie de la ville, les Espagnols l’ont appliqué à la ville entière.

16, Innocence.—Ces sacrifices humains, d’enfants et autres, étaient fréquents chez les Mexicains; en une seule fois, rapportent les chroniques, auraient été immolés douze mille prisonniers de guerre. Au début de la conquête, des blancs, faits prisonniers ou dont les indigènes s’étaient emparés par surprise, furent sacrifiés de la sorte. Dans certains temples, on nourrissait parfois une année durant, un esclave qui représentait l’idole principale et qui, après avoir joui tout ce temps de l’adoration, était sacrifié à la fin de son règne. Herrera et autres.

18, Carthaginois.—Plutarque, De la superstition, 13.

22, Lacedemoniens.—Plutarque, Apophth. des Lacédémoniens, vers la fin.

25, Gratifier.—Add. des éd. ant.: l’ouurier par la ruyne de son ouurage, et.

27, Coulpables.—Préserver les coupables de la peine qu’ils avaient méritée.

30, Commises.—V. N. I, 24: Dueil.

33, Et ces... ennemis.—Var. de 88: Et que Decius pour acquerir la bonne grace des dieux, enuers les affaires Romaines, se brulast tout vif en holocauste à Saturne, entre les deux armées.

33, Decius.—Décius, consul romain, dans une bataille qu’il livra aux Latins, se voua aux dieux infernaux, sur la foi d’un oracle, pour assurer la victoire à son armée, et se jetant au milieu des rangs ennemis, y périt sous leurs coups (341). Son fils et son petit-fils imitèrent son dévouement: le premier, dans une bataille livrée aux Samnites (295); le second, dans la guerre contre Pyrrhus (279).—Codrus, le dernier roi d’Athènes, se sacrifia de même dans une guerre contre les Ioniens, un oracle ayant déclaré que l’avantage demeurerait à celui des deux peuples dont le chef serait tué (1132).

268,
9, Poisson.—Hérodote, III, 41 et 42.—La mauvaise fortune que Polycrate avait si infructueusement tenté de conjurer, finit par l’atteindre: alors qu’il méditait la conquête de l’Ionie, il fut pris par trahison et mis en croix (524).

11, Mahometans.—Les Corybantes étaient les prêtres de Cybèle dont ils célébraient le culte, de la façon la plus bruyante et la plus désordonnée, hurlant et allant jusqu’à se déchirer dans leurs accès de frénésie (V. N. II, 594).—Les Ménades ou Bacchantes célébraient le culte de Bacchus, leur dieu, par des orgies où elles se livraient à des transports furieux de même ordre.—De nos jours encore, chez les Mahométans, les Aissaoua en Afrique, les Fakirs en Orient et surtout dans les Indes, se soumettent aux jeûnes les plus austères et aux tortures les plus affreuses pour mériter la félicité éternelle et la vénération de leurs coreligionnaires.

20, Mastiner.—C.-à-d. de mutiler son corps, le rendre incapable des fonctions qui lui appartiennent, fonctions purement matérielles et soumises par leur nature à la direction de l’âme, et cela pour épargner à celle-ci...