eandre.—Se noya en franchissant à la nage l’Hellespont, ainsi qu’il le 실시간중계사이트 faisait chaque nuit, pour aller voir Héro, son amante, prêtresse de Vénus, qui de désespoir se précipita dans les flots. Myth.

25, Sauuez.—Allusion à la fable d’Hellé, fille d’un roi de Thèbes, et de son frère. Traversant la mer sur un bélier à toison d’or, pour fuir les fureurs de leur belle-mère, Hellé tomba dans les flots et y périt, tandis que son frère et le bélier furent saufs, d’où cette mer prit le nom d’Hellespont (actuellement détroit des Dardanelles).—La largeur de l’Hellespont varie de 1.750 à 3.000 mètres; il est donc facilement franchissable à la nage, par un excellent nageur; lord Byron, en 1810, l’a franchi dans ces conditions à la suite d’un pari. On ne saurait en dire autant du Pas-de-Calais, dont la traversée à la nage a été souvent tentée et ne semble avoir été accomplie qu’une fois, au siècle dernier, par un Anglais, le capitaine Webb, parti de France pour atterrir en Angleterre; il est vrai que sa largeur est de 34 kilomètres et que des courants régnant au large obligent à un parcours notablement plus considérable et augmentent les difficultés.

334,
3, Faux.—Les sonnets XIV et XV que, dans son repentir, l’auteur désavoue.

21, Breuet.—Un billet qui a la vertu d’un talisman.

336,
30, Meleagre.—Les destins avaient décidé qu’il vivrait tant que durerait un tison qui brûlait dans le foyer au moment de sa naissance. Sa mère éteignit aussitôt ce tison et le conserva soigneusement. Dans la suite, une discussion s’étant élevée entre lui et ses oncles, dans la chaleur de la dispute, il les frappa d’un coup mortel; sa mère, irritée du meurtre de ses frères, jeta au feu le tison fatal et son fils expira aussitôt. Myth.

F.361
CHAPITRE XXIX.
Ce chapitre est numéroté XXX dans les éd. ant. et l’ex. de Bordeaux.

344,
20, Excessiuement.—Les éd. ant. port.: immoderement.

20, Iuste.—Les éd. ant. aj.: et vertueuse.

21, Diuine.—Saint Paul, Ep. aux Romains, XIII, 3.—«Ne sois pas juste à l’excès et ne te montre pas sage outre mesure.» Ecclésiaste, VII, 6.

22, Sage.—Molière, dans le Misanthrope, émet la même pensée:

La parfaite raison fuit toute extrémité,
Et veut que l’on soit sage avec sobriété.
C’est là encore une application de la maxime: «Rien trop» (N. I, 292).

24, Sorte.—Il y a probabilité que Montaigne veut parler ici de Henri III, roi de France, qui, par des retours de conscience, alliait à des débauches sans nom les pratiques de la religion la plus austère et duquel le cardinal d’Ossat écrivait à sa veuve que «ce prince avait vécu une vie aussi et même plus religieuse que royale»; tandis que Sixte-Quint en disait: «Il n’est rien qu’il n’ait fait et ne fasse pour être moine, ni que je n’aie fait, moi, pour ne l’être point.»

28, Fils.—Pausanias, roi de Sparte, trahissant la Grèce auprès des Perses et ayant été dénoncé, se réfugia dans le temple de Minerve, pour échapper à une condamnation à mort prononcée contre lui. Nul n’osait violer cet asile lorsque Alcithée, sa mère, se présenta, dit-on, devant le temple et, sans proférer une parole, prenant une brique qu’elle avait apportée, la plaça sur le seuil de l’entrée et revint chez elle. Les Lacédémoniens, adoptant son jugement, l’imitèrent et murèrent ainsi la porte du temple. Pausanias fut réduit à y mourir de faim, 477. Diodore de Sicile, XI, 45; Cornelius Nepos, Pausanias, 5.—Plutarque, citant également ce fait, en raconte un semblable survenu à Rome, lors de la guerre contre les Latins, 341. Un nommé Cassius Brutus avait fait marché avec l’ennemi pour lui ouvrir les portes de la ville; découvert, il s’enfuit dans le temple de Minerve auxiliatrice, où son père le tint tant enfermé qu’il l’y fit mourir de faim et jeta son corps sans sépulture.

30, Reng.—Dans une guerre entre les Romains et les Volsques, Posthumius, dictateur, aurait fait tomber sous la hache la tête de son propre fils qui, séduit par l’espoir du succès, aurait quitté son poste et livré un combat d’où il était sorti vainqueur, 496. En relatant le fait, Tite-Live, IV, 29, dit ne pas y croire et qu’il doit y avoir erreur chez les historiens antérieurs à lui qui le rapportent et auront confondu avec l’acte analogue de Manlius Torquatus.—Plutarque, dans sa Collation abrégée d’histoires romaines avec autres semblables grecques, prête, d’après Ctésiphon, la même conduite à Epaminondas, en la mettant en parallèle avec celle de Manlius. Se trouvant en présence des Lacédémoniens et rentrant momentanément à Thèbes pour l’élection des magistrats, Epaminondas avait remis le commandement de l’armée à son fils Stesimbrotus, en lui défendant de combattre. Les Lacédémoniens, avertis de son absence, vinrent provoquer son fils, lui reprochant de n’oser, faute de cœur, se mesurer avec eux, si bien que, passant outre aux ordres de son père, il accepta le défi et battit l’ennemi. Epaminondas, de retour, lui aurait ceint le front d’une couronne, emblème de sa victoire, et trancher la tête pour sa désobéissance.

33, A coup.—Tout à coup. Marot a dit dans le même sens: «Si tu ne veux qu’à coup, je perde l’âme.»

35, Platon.—Dans le Gorgias.

346,
13, Endroit.—Dans la Secunda Secundæ, 154, 9.

19, Raison.—Les éd. ant. aj.: soit en l’amitié, soit aux effets de la F.362 iouissance.—C’est là une raison aussi étrange qu’inexacte. Cette prohibition, prononcée par nombre de législateurs de tous les temps, est motivée par la dégénérescence physique et intellectuelle qui résulte parfois pour les enfants de la consanguinité des parents à un degré trop rapproché, ce dont il existe de nombreux exemples. Ces mariages de nos jours se font rares: dispersé de bonne heure par les nécessités de l’existence moderne, le milieu familial existe et dure de moins en moins; et versant dans l’extrême opposé, on ne s’y marie plus guère; on prend femme ailleurs là où le sort vous a porté, sans prendre le temps de se connaître autrement que d’une façon banale, sans rien savoir généralement des tenants et des aboutissants l’un de l’autre, autrement dit sans garantie aucune; qu’ils sont loin de nous ces dictons de jadis qui cependant n’ont rien perdu de leur vérité:

«Marie-toi dans ta rue, si tu veux; dans ta maison, si tu peux.»
«Qui va loin se marier, sera trompé ou veut tromper.»
«Homme de passage n’attrape femme sage.»
23, Liberté.—Syndiquer sa liberté, c’est l’aliéner, donner à un autre des droits sur elle, d’où syndicat, mot qui aujourd’hui rend si bien la chose; en ce que ceux qui en font partie abdiquent toute volonté entre les mains de quelques-uns qui se font les porte-paroles des revendications de tous ceux qui les suivent, parfois à regret, parfois contre leurs intérêts, jusque dans leurs exagérations et leurs violences, au risque parfois de tuer dans un avenir plus ou moins proche la poule aux œufs d’or, autrement dit l’industrie qui les fait vivre.—Les syndicats qui, en France, sont présentement (1906) au nombre de 12.000, réunissant 2.000.000 d’adhérents, constituent un mode d’association dont la puissance est énorme, par le nombre et l’unité de volonté. C’est une force aveugle souvent, redoutable toujours, d’autant qu’ils sont irresponsables, qui transforme de craintifs mercenaires en hommes avec lesquels il faut discuter sur un pied d’égalité; malheureusement leurs tendances despotiques dépassent souvent le but, les excès qu’ils provoquent portent trop fréquemment atteinte à notre industrie et à notre commerce et rendent peu enviable le sort des patrons. La nécessité finira par amener une détente dans ces rapports, on arrivera à comprendre que les intérêts de ceux-ci et de leurs ouvriers sont de même ordre, que les uns et les autres ont un maître commun, la clientèle seule régulatrice réelle des salaires, mais que de désastres avant d’en être arrivés là! En attendant il serait indispensable que les syndiqués portassent solidairement la responsabilité des attentats aux personnes et aux propriétés qu’ils commettent et que de ce fait leurs chefs soient passibles des peines portées contre quiconque a incité à commettre les crimes et délits dont sont l’occasion les désordres dont ils sont la cause première.

Leur action a du reste parfois des effets imprévus, bien différents de ce qu’ils espéraient; c’est ainsi qu’en voulant réglementer les heures de travail et les salaires, ils ont amené les patrons à restreindre le nombre de leurs ouvriers, à ne garder que les plus capables et les payer à la tâche. Les autres sont allés grossir le nombre déjà si considérable des ratés de toutes sortes, et s’ils cherchent encore à demander au travail quelques moyens d’existence, ils sont obligés d’accepter à des prix dérisoires celui qu’ils arrivent accidentellement à se procurer d’industriels éhontés qui exploitent leur misère et contre lesquels leurs syndicats ne peuvent rien. G. Lebon.

25, S’il s’en... acharnez.—Var. des éd. ant.: «car il y a grand dangier qu’ils ne se perdent en ce debordement».

28, Obseruée.—Montaigne traite ce même sujet, liv. III, ch. V (III, 196).—Ce précepte devait être d’observation difficile dans l’antiquité, là où il était dans les habitudes que les époux couchassent nus dans leur lit, ce que mentionne Hérodote et dont on trouve confirmation dans nombre d’auteurs anciens, dans S. Cyprien entre autres. Payen.

F.363 29, Illegitime.—C’est dans cet esprit que l’Église prônant la continence interdisait tout rapprochement entre les nouveaux mariés durant les trois premiers jours de leur union, et aussi défendait au mari de voir sa femme nue:—Maritus non debet uxorem suam nudam videre.» Payen. Cette abstinence durant les trois premiers jours, l’ange Raphaël la conseilla pareillement, pour conjurer le démon, à Tobie épousant Sara, qui déjà avait eu sept maris, morts dès la première nuit de leurs noces, sans l’avoir déflorée. Livre de Tobie.

29, Encheriments.—Caresses, démonstrations d’affection, de cherer ou cherir, caresser:

«Ne vous forcez de me cherer.
Chere ne quiert point violence.» Marot.
Chérir est seul demeuré dans la langue, mais avec un sens plus platonique.

35, Simple.—Dans une annotation sur un exemplaire des Essais, Florimond de Rémon, auquel Montaigne avait vendu sa charge de conseiller au parlement, avait écrit: «I’ai ouy dire à l’auteur, qu’encore que plein d’ardeur et de ieunesse, il eut épousé sa femme tres belle et bien aimable, si est ce qu’il ne s’estoit iamais ioué auec elle, qu’auec le respect et l’honnesteté que la couche maritale requiert, sans auoir vu oncques à decouuert que la main et le visage, non pas mesme son sein, quoique parmi les autres femmes il fut extrêmement folatre et débauché.»

37, Seuerité.—Saint Jérôme regarde la chasteté conjugale comme plus difficile que celle de l’état de virginité ou de viduité. Bourdaloue.

38, Consciencieuse.—«La santé et la disposition morale des époux, au moment de la conception, ont l’influence la plus grande sur la santé, le caractère et les dispositions des enfants; et il est très important de se pénétrer de la grandeur, de la sublimité du mystère de la procréation et de ne jamais s’approcher de sa femme avec indifférence et pensant à autre chose.» Sterne.

41, Embrassement.—Var. des éd. ant.: cette accointance: cela tiens ie pour certain qu’il est beaucoup plus sainct (sain) de s’en abstenir.

348,
1, Platon.—Lois, VIII.

3, Flueurs.—Du latin fluere, couler; d’où par corruption et ignorance est venu «fleurs», qui n’a aucun sens.—La loi de Moïse punissait ce fait de mort, même en mariage légitime: «Si un homme couche avec une femme qui a son indisposition menstruelle, ils seront retranchés tous deux du milieu du peuple.» Lévitique, XX.

4, Mariage.—Épouse d’Odenath, un de ceux qui, de la captivité de l’empereur Valérien à la mort de Gallien son fils, se proclamèrent empereurs et sont connus dans l’histoire sous le nom des «trente tyrans», bien qu’ils fussent loin d’être des tyrans et d’atteindre ce nombre. Après la mort de son mari, en 272, Zénobie poursuivit, non sans éclat, l’accomplissement de ses audacieux projets, déployant un grand faste; elle finit par être vaincue par Aurélien, successeur de Gallien, 275. Trebellius Pollion, 30.

7, Deduit.—Ce poète si mal qualifié c’est Homère (Iliade, XIV, 294); mais il se borne à dire que Jupiter, apercevant Junon, ressentit la même ardeur que celle qu’il avait éprouvée lorsqu’il allait jouir d’elle pour la première fois.

20, Respect.—Plutarque, Préceptes du mariage.

25, Capitaine.—Plutarque, Instructions pour ceux qui manient affaires d’État.

30, Chastes.—Cicéron, De Officiis, I, 40.

30, Consciencieuse.—Par motif de conscience.

34, Concupiscence.—Spartien, Verus.—«Dans le mariage il n’y a pas d’amour, parce qu’on ne peut aimer où il n’y a pas d’obstacle; si Laure eût F.364 été la femme de Pétrarque, il n’aurait point passé sa vie à rimer des sonnets en son honneur.» Lord Byron.

37, Desbordez.—Le fait est rapporté par S. Justin et se serait passé sous Marc-Aurèle. S. Jérôme cite le cas de Fabiola, dame romaine, mariée à un homme corrompu au point qu’elle le prit en aversion et le quitta; encore jeune, elle se remaria et, après sa mort, fut canonisée. Le fait de cette femme de Catalogne, mentionné par Montaigne, rentre un peu dans ce cas. En France, en 19.., le tribunal de la Seine prononçait un divorce pour excès d’amour.

350,
20, Gallio.—Tacite, Annales, VI, 3.

38, Isthme.—L’isthme de Corinthe, vers 1445. Amurat II fit la conquête de la Morée.

352,
1, Aage.—L’Amérique, que venait de découvrir Christophe Colomb, 1492.

7, D’autres.—Au Mexique, avant la conquête espagnole. On fendait la poitrine de la victime avec un couteau de pierre, et on en retirait le cœur dont on frottait le visage de l’idole. A certaines fêtes, des sacrifices humains avaient lieu où les prêtres écorchaient les victimes et revêtaient de leurs peaux des ministres subalternes qui se distribuant dans les divers quartiers de la ville, allaient chantant et dansant.

20, Guerre.—Il s’agit ici de Montézuma qui immolait tous les ans plus de 20.000 de ses ennemis ou de ses sujets rebelles; il se faisait, à Mexico, des sacrifices qui, à eux seuls, coûtaient la vie à ce nombre de captifs.