Prendre la mesure de la tâche

La tentation de l’angélisme.

Le nécessaire retournement des opinions courantes

La société marchande est structurante

Le triomphe de la marchandise

Le poids des idées mortes

La marchandisation, verrou du dogme de la croissance

L’impératif apparemment incontournable de la création d’emplois

  • Il est convoqué au service de la transition écologique ; par exemple, dans ses vœux, le 11 janvier 2017, Yannick Jadot l’exalte : «C’est d’abord la France 100% énergies renouvelables en 2050, avec ses milliers d’artisans, de PME et ses centaines de milliers d’emplois non délocalisables sur tous les territoires d’ici la fin du quinquennat. » De façon quasiment systématique, la mutation énergétique est associée à la création d’emplois. Il y aurait matière à méditer, d’ailleurs, sur la formule souvent sollicitée de « gisement d’emplois ».
  • Il est opposé de façon incantatoire aux prophéties inquiétantes concernant les destructions d’emplois engendrées par la robotique et le numérique. De nombreuses études s’opposent radicalement les unes aux autres depuis celle menée par l’université d’Oxford en 2013. L’argument traditionnel de la création compensatrice d’emplois est évidemment invoqué. Les positions des économistes vont d’une quasi-disparition du travail (Paul Jorion), jusqu’à la multiplication des emplois (Jean-Hervé Lorenzi). La question n’est pas ici de trancher dans ce débat, mais de constater d’abord la sorte de panique que l’éventualité d’une disparition massive d’emploi provoque dans les esprits, et surtout l’incapacité quasi-générale à envisager un type de société dans laquelle la place du travail marchand serait reconsidérée.
  • La réduction du temps de travail est presque toujours pensée de façon à sauvegarder le niveau de l’emploi, voire de l’augmenter. Les effets positifs du passage à la semaine de 35 heures, revalorisés par plusieurs études[5], notamment par le rapport de la commission d’enquête parlementaire du 9 décembre 2014 dont Mme Barbara Romagnan était rapporteure sont exprimés en termes d’emploi. Les propositions de Pierre Larrouturou, depuis 1993, portées ces dernières années par le club Roosevelt, puis par Nouvelle-Donne, exposées encore dans un livre récent rédigé avec Dominique Méda[6] ont pour objet la réduction du chômage. Il n’est évidemment pas question ici de critiquer ces travaux « amis », et encore moins de contester qu’ils cherchent à guérir cette plaie ouverte de la société par laquelle se gangrène le lien social, mais seulement de remarquer que ces réformes proposées se situent dans le cadre de la société marchande, et confortent plus qu’ils ne contestent la place du travail dans la société.

La résistance de la « valeur travail » : l’enfermement dans l’histoire courte

Les veaux d’or du pseudo-convivialisme

L’inoffensive pommade du care…

Le fondamentalisme numérique.

L’économie collaborative contre la marchandisation ?

Le fondamentalisme démocratique

Jalons pour une stratégie convivialiste

Le dépassement du court-termisme

La grande affaire : démarchandiser la société.

La remise à sa place du travail

L’incontournable passage par le politique

Reconstruire la démocratie

–            Celui de l’information.

–            Celui du débat.

–            Celui du vote

Conclusion

Posté dans:Perspectives

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