Le sentiment de défiance vis à vis de la classe politique est très largement partagé dans toute l’Europe. Cette défiance qui s’accompagne de replis identitaires est porteuse de risques majeurs de débouchés électoraux en faveur des mouvements populistes et xénophobes.

La sphère politique n’est plus en état de redynamiser nos sociétés de manière positive et consensuelle sans le concours d’une société civile et d’une sphère économique travaillant ensemble à promouvoir les valeurs de justice et de créativité.

Un mouvement large des forces vives de la société française doit émerger et les divergences être traitées non en oppositions frontales, mais en tensions dynamiques et constructives. D’autres valeurs peuvent être aussi mises en commun pour rassembler (sobriété, fraternité).

Notre proposition vise à créer un espace commun d’échange et de construction de la société civile avec l’objectif d’une part de « mettre en chaîne », c’est à dire relier et rendre visible les initiatives citoyennes de terrain, d’autre part de construire un relais de l’expression citoyenne vis à vis des pouvoirs publics au-delà des temps de vote électoral.

Les propositions issues de “conférences citoyennes” devraient être prises en compte de manière exhaustive par l’administration et le gouvernement ; s’il y a accord large, elles doivent être inscrites dans le programme de politique publique ; en cas de débat, on doit pouvoir leur donner le droit à l’expérimentation ; enfin, en cas de blocage important, elles doivent tout de même être inscrites comme ressources disponibles pour vivifier à terme notre démocratie.

Cette initiative est donc totalement ouverte au débat constructif, avec pour seule exigence la dynamisation réelle de la démocratie pour contrer un risque important de cloisonnement et de repli stérile.


  1. ABERT
    25 septembre, 2013

    membre actif du collectif Roosevelt, j’ai découvert dans cette mobilisation une “foultitude” d’associations et de collectifs. J’ai compris rapidement que cette abondance de mobilisation de citoyens venait essentiellement du déficit chronique de notre démocratie. Notre système électoral, nos organisations politiques ou syndicales sont déconnectées des citoyens. Cette initiative de “fédérer” la société civile est une superbe initiative.
    à suivre avec impatience
    Marc

  2. LEVALLOIS
    26 septembre, 2013

    Entamer une mobilisation citoyenne sur la base du “CONTRE”, ce que l’on refuse ou ce qui nous “indigne est une chose facile aujourd’hui.. Nous savons tous peu ou prou sur quoi nous engager.”

    Prendre conscience de ce que nous devons changer en nous, dans nos façons de penser, nos manières de faire, pour coopérer effectivement à un monde meilleur avec l’autrui ( celui dont les priorités, la culture, les besoins ne sont pas les notre demande une discipline et une vision …

    A nous de la construire <?

  3. Jullien Danièle
    5 octobre, 2013

    Votre démarche correspond réellement à ce que je cherche , mais je travaille malheureusement le samedi toute la journée et donc impossibilité pour moi de participer aux débats organisés , D.Jullien

  4. yves
    12 octobre, 2013

    créer un espace commun d’échange et de construction de la société civile avec l’objectif d’une part de « mettre en chaîne », c’est à dire relier et rendre visible les initiatives citoyennes de terrain

    Il y a une plateforme libre et open source qui correspond tout à fait à cette phrase : http://ggouv.fr

    Cette plateforme permet de relier les gens localement par le code postale, pour agir local. Et elle permet de se relier aux sites de l’état par le nom de domaine afin de penser global.
    Elle contient des outils de gestions, vote censitaire, vote de valeur, tirage au sort et tout ce qui existe déjà sur le web : blog, wiki…
    De plus, il est possible d’agréger ses flux sociaux en provenance de Twitter et Facebook, et de se passer de ses réseaux.

    L’objectif est de repenser la démocratie à l’heure d’internet.
    Démocratie réelle et d’autres mouvements l’utilisent déjà !

    A bon entendeur !

  5. Carresse Sylvie
    15 octobre, 2013

    Bonsoir,
    Je partage les propositions ci dessus. Cependant, j aimerais avoir un éclairage sur la “mise en chaîne des initiatives citoyennes” et la “construction d un relais de l expression citoyenne”. Comment comptez vous mettre tout ça en pratique ?
    Cordialement.

  6. Camio
    24 octobre, 2013

    Bonjour,
    Merci pour vos actions.
    Il est vrai que le citoyenneté, est en crise.
    On ne milite pas, ceci ne fait pas parti des “choses bien vues”, il vaut mieux partir en vacances dans des destinations exotiques dans lesquelles les populations locale parfois, ne savent ni lire ni écrire, sont parfois soumis, sans droits et sans ressources, bref, dans le misère.
    On pourrai penser qu’en France, cela n’existe pas, car nous sommes une grande nation, révolutionnaire et progressiste. Le problème, c’est quand on fait un jogging, en ville, on passe devant une décharge publique, est on voit des gens qui y vivent!!
    Alors là, on tombe de haut!
    Si en plus, on lit les textes qui fondent la nation, on se dit que la République, c’est un comme les émissions de télévisions, beaucoup de poudre aux yeux, mais pour ces gens, c’est la misère Totale, alors que certains spéculent en bourse des sommes gigantesques… Et que des joueurs de sport, ainsi soit des hommes libres, encaissent plus de 800 000 euros net par mois!
    Là on pourrait encore penser” République, oui, mais pas pour tous”, ou alors pour certains plus que d’autre. Inégalité dans les faits?
    Mais les dirigeant des clubs de sports ou les journalistes, dans les médias, nous rétorquent que si les sièges sociaux des clubs en question, ne sont pas en France, alors, “on passe l’éponge”, surtout, si ils jouent dans le championnat Français, incognito..
    C’est excellent…

    Merci. On en reveut !!

  7. Philippe CHEMLA
    24 octobre, 2013

    Bonjour.

    Nous sommes une association dans le 06, et animons des événements avec les outils de l’éducation populaire avec comme objectif le développement du pouvoir d’agir citoyen.
    Nous organisons des café-débats, apéros-lecture, écriture collective, projections…
    Nous portons un espace ouvert d’éducation permanente au développement durable.

    Nous sommes un relais sur notre territoire d’Utopia, et accueillons le groupe local d’Attac. Nous animons avec les Colibris06 un Atelier Permanent sur les Monnaies Locales Complémentaires.

    Tout ça pour dire que nous nous reconnaissons dans les initiatives de Roosevelt 2012. Et que nous apprécierions de coopérer.

    Cordialement,

  8. Rhuddy REIVER
    25 octobre, 2013

    Bonjour,

    C’est dans l’ensemble une bien bonne nouvelle d’initiative, longtemps silencieusement pensée et aspirée, et qui arrive à un moment opportun !

    Je pense que si ces bonnes idées dans la forme se traduisent dans un fond actif et réalisateur dans tout son ensemble, il y a là un potentiel énorme pour une nouvelle renaissance Française, en France, en Europe et dans le Monde !

  9. Lorimier Martine
    30 octobre, 2013

    Une initiative très intelligente dans le climat délétère actuel ! Ici, à Jonquieres , dans le Vaucluse, entre Orange et Carpentras, donc…. En pleine terre frontiste, nous avons déjà commencé à travailler dans votre sens. C’est très dur mais cela apporte des résultats.

  10. Coelho André
    13 novembre, 2013

    Bonjour,

    Défenseur du développement durable depuis toujours, signataire du Roosevelt 2012, je loue cette initiative et souhaite y apporter mon humble contribution. Ce n’est pas toujours aisé de se trouver sur Paris aux dates souhaitées aussi serait-il nécessaire d’organiser des relais en Province.

    Alors que l’argent et le profit à court terme nous gouvernent, que la collusion entre la finance et les responsables politiques n’est plus à prouver, que les hommes politiques sont plus soucieux de leur carrière que de leur mandat, que VEOLIA, TOTAL et EDF s’occupe de l’environnement, il est judicieux et urgent que les citoyens renouent avec les fondements de la démocratie et fassent entendre leur voix, sans filtre.

    La société telle qu’elle fonctionne aujourd’hui court à sa perte. Tout doit être mis à plat et repensé. Le rêve doit participer aux débats, rien n’est impossible même si n’est pas possible à 100 %.

    Les productivistes mènent la fronde en Bretagne, les banques tiennent le gouvernement qui n’osent mettre en place les réformes qui protégeraient l’épargne populaire, le peuple est saigné comme au bon vieux temps du Moyen Age pour nos dirigeants (politiques et financiers) vivent dans l’opulence, le gouvernement préfère détruire les services publics et payer des chômeurs, la population est maintenue dans la peur (de l’étranger, de la pollution, de la misère, etc.) afin qu’elle paie et se tienne tranquille, etc. etc. La liste des exemples de manipulations et d’asservissements est trop longue pour être citée de manière exhaustive.

    A nous tous, citoyens, de refuser, de relever la tête et de revenir au fondement de la démocratie.

    Mais prenons garde à la tentation des pros qui ne manqueront pas de vouloir confisquer et détourner cette belle initiative populaire.

    Démocratiquement vôtre.

  11. Bertou
    19 décembre, 2013

    Je suis d’autant plus intéressée par votre initiative que j’en ai vu et filmé un exemple vivant dans un village grec isolé. Dans ce lieu, qui a conservé des traditions de cohésion sociale séculaires, une démocratie participative s’exerce à travers une parole partagée. Les échanges se font à travers des poésies chantées et improvisées, accompagnées par un ou deux musiciens. Par ce moyen, ce groupe social fait régulièrement le point sur son fonctionnement, ses évolutions et aussi sur l’inter-relation.
    Ce qui réjouit, préoccupe ou fâche, peut être porté par un ou plusieurs individus, à la connaissance de tous, ainsi cette société s’autorégule en permanence.
    Tous les hommes (c’est une vieille tradition méditerranéenne) peuvent y participer, mais comme il s’agit d’une expression difficile mettant en jeu talent et compétences de haut niveau, la jeune génération a plus de mal à participer. Les “aînés” en sont conscients, c’est pourquoi ils transmettent sans relâche ces savoir-faire. Les femmes peuvent prendre part à cette parole collective, mais par un autre moyen : en publiant leurs textes poétiques ( la teneur est la même que ce qui est chanté par les hommes) dans le journal local. Cette tradition s’appelle “mantinades”, si vous faites une recherche sur le thème, vous lirez des textes ne correspondant que de très loin à ce que je viens d’exposer. Cette tradition existe aussi en Crète, mais elle a été largement dévoyée et n’a absolument pas le caractère d’utilité sociale que j’ai pu observer dans le petit village.
    C’est donc rassurant de voir qu’en France, on se préoccupe aussi de ces questions !